
Microsoft a publié sa 12ème SIR (Security Intelligence Report) couvrant la période de Juillet à Décembre 2011. Le point le plus important de ce rapport souligne que les vers de la famille de Conficker restent une menace et continuent d'être une "menace grave", en particulier pour les entreprises.
Ayant passé son pic d'infection à environ 9 millions d'ordinateurs à travers le monde, Conficker est encore et toujours détecté sur 1,7 millions (les systèmes sous Windows XP étant les plus vulnérables) dans le dernier trimestre 2011. Le nombre de détections trimestrielles ont augmenté d'un peu plus d'un million début 2009 (augmentation de 225%). Sur son News Center, Microsoft indique que la recherche sur les raisons pour lesquelles Conficker est encore découvert si fréquemment est que "92% des infections étaient le résultat de mots de passe faibles ou volés et 8% via des failles de sécurité sur des systèmes qui ne sont pas maintenus à jour."

Dans la section "Worldwide threat assessment", le rapport note que le taux vulnérabilité des logiciels est en baisse depuis les deux dernières années. Le nombre de vulnérabilités détectées par Microsoft est resté plus ou moins plat jusqu'en 2011, avec la principale exception visant les exploits de type HTML/Javascript. Les exploits concernant les documents ont également montrés une certaine augmentation avec principalement Adobe Acrobat et Reader.
En ce qui concerne la détection de logiciels malveillants, Le Royaume-Uni a montré une baisse de 6% par rapport au même trimestre de l'année précédente. D'autre part, l'Allemagne a montré la plus forte augmentation dans le monde entier avec un bon de 30,4% qui est principalement attribuable au trojan Win32/EyeStye qui a pour but de voler des données sensibles. La Russie suit l'Allemagne avec une augmentation de 28,5% en raison de trois différents types de malwares.

Le rapport note également que le type de menace qui pèse sur l'utilisateur varie considérablement à travers le monde. Pour le Royaume-Uni, les trojans sont suivis par les adwares dans le haut du classement. Une note positive tout de même pour dire que le spam a considérablement diminué. Cela est dû notamment au Forefront Online Protection for Exchange (FOPE) de Microsoft qui a bloqué moins de la moitié des spams en Décembre 2011 par rapport à Janvier.
Il y a encore pas mal de choses à dire de ce rapport disponible en téléchargement. Tout l'analyse est basée sur des données provenant de l'outil de suppression des logiciels malveillants de Microsoft ainsi que par une analyse des e-mails à partir du service de messagerie Hotmail et des pages web accessibles depuis le moteur de recherche Bing.