
Exemple d'utilisation de l'algorithme Sparse Interference pour traquer la source d'épidémie du choléra qui a touché la Tugela en Afrique du Sud en 2000
Le chercheur Suisse Pedro Pinto et ses collègues de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne suggèrent d'utiliser leur algorithme Sparse Interference pour traquer plus efficacement les origines des menaces sur Internet.
Jusqu'à présent, les institutions telles que la National Security Agency (NSA) ont utilisé des méthodes de brute force pour rechercher les sources de menaces épidémiques (malware, worm, trojan, rumeurs) dans des réseaux complexes. Mais la numérisation de tous les nœuds des réseaux susceptibles d'être affectés et même l'espace d'adressage requiert beaucoup de temps et de ressources.
Sparse Interference prend en considération des facteurs tel que le temps que met une informations à se propager. Ce principe se rapproche de celui de l'analyse des avalanches si vous voulez. Ensuite les chercheurs disent que l'algorithme a besoin de seulement quelques indices pour identifier avec certitude l'origine d'un e-mail ou bien d'une phrase rédigée par un terroriste. Selon leur étude, le suivi de quelques personnes sur un tchat ou de membres de réseaux sociaux avec un nombre limité de téléphones, est suffisant pour identifier de manière fiable le point d'origine. Les chercheurs disent que la surveillance de 25% des nœuds au hasard suffit à atteindre une précision de 90% et que ce même résultat est réalisable avec seulement 5% des nœuds au moment d'une sélection spécifique.
Pinto a expliqué que pour tester le programme, ils se sont basés sur les communications des terroristes lors des attentats du 11 Septembre et sont arrivés à trois suspects dont l'un s'est avéré être le cerveau de l'attaque. Les chercheurs disent que l'algorithme peut même être utilisé pour prédire l'origine et la prolifération d'une arme biologique ou d'une maladie infectieuse en utilisant des données existantes.
Leur étude a été publiée dans le Physical Review Letters début Août si vous voulez en savoir plus. Ça laisse rêveur (ou pas)...






















































